Voici le début d'un roman à destination des personnes aimant lires (rien à voir avec le titre) : :
CHAPITRE I/ LE DERNIER JOUR DE LEURS VIES
Dimanche 2 août 1988, aux alentours de 6 h 30 du matin sous une pluie battante : JE N'AVAIS JAMAIS été aussi heureux de ma vie. Nos premières vacances avec mes parents, quelque chose d'inédit. Issus d'un milieu modeste, c'est à 14 ans que je partais pour un séjour à Biarritz, emblématique du surf et du sport de plage. Pour moi ce fut un privilège de me rendre dans cette belle ville, je devais en être fier. En effet, ou nous habitions à l'époque, un quartier en périphérie parisienne, bien à l'écart de la vie moderne ; peu d'enfants avaient l'occasion de partir en vacances. Familles nombreuses, peu d'argent, les vacances pour eux, comme pour moi dans mon ancienne vie, se résumaient a traîner dans le quartier, tandis que certains tombaient en plein dans la délinquance. Longtemps appelé Ben, afin de préserver mon identité, mon véritable prénom est Patrick Deleau. Mes parents étaient riches, voir même au delà de la simple richesse. Mais un beau jour, alors que ma mère était enceinte de moi, ils ont tout perdu un jour ou la bourse a considérablement dégringolé. Et mon père, alors la mon père, celui la n'a fait qu'envenimer la situation en jouant au poker. Il a finit par tout perdre, jusqu'a avoir d'énormes dettes, tout cela n'a pas arrangé nos affaires. Enfin je dis cela mais je n'étais pas encore né.
Après avoir chargé toutes nos valises dans la voiture, le départ pour nos vacances pouvaient alors commencé. Mes parents avaient remarqué mon enthousiasme à partir, ils ont vu cela dans mes yeux qui scintillaient de milles et une couleur, reflétant dans les vitres de la voiture. J'étais comme un tout petit garçon qui découvre à la levée du jour les cadeaux que lui avait apporté le père noël au pied du sapin. Mais le plaisir ne sera que de courte durée. Ce drame si terrible, si affreux. Jamais je n'oublierai cette image dans ma mémoire, impossible de l'effacer. J'aimerai temps pouvoir appuyer sur une touche, comme celle d'un ordinateur, qui d'une simple pression efface des données comme par enchantement. Cet accident a fait de ma vie un malheur et ne m'a jamais quitté. Nous sommes au mois d'août 1989, j'avais 15 ans. Mes parents sont tous deux morts, sur le chemin de nos vacances. Je me souviens bien de cette route très étroite, sinusoïdale, parsemée de trous et de graviers au niveau de Montpellier. Arrivant dans un virage très serré, juste à la sortie d'un long tunnel sombre, angoissant, refroidissant ; ce fut le choc, d'une violence extrême. La collision avec un poids lourd arrivant à vive allure a été fatale. Ils sont morts sur le coup, le chauffeur du camion également. La scène macabre fut terrifiante ; voir ses parents mourir sous nos yeux, un sentiment de culpabilité s'installe en soi. Je me souviens ce cette douleur au c½ur, qui m'est survenue d'un coup, comme une éponge que l'on serre, j'ai hurlé ! Mes poils se sont hérissés, et une immense boule au ventre s'est immédiatement emparée de moi. J'avais la respiration bloquée, les poumons en compote et les muscles pétrifiés. Des éclats de verres, projetés en pleine figure, des jets de métaux; et des coups dans tous les sens, une scène digne d'un film d'horreur. Le rétroviseur intérieur de la voiture était fissurés et remplit de taches de sangs ; c'est la que je me suis aperçu, je ne ressemblais plus à rien, complètement dévisagé. Ce film ne m'a jamais quitté et m'a suivit toute ma vie, et j'ai comme le pressentiment que l'après vie me réserve bien des surprises.. Tout de suite après l'accident, quelque peu inconscient je ne comprenais pas vraiment ce qui venait de se produire. Je me souviens juste d'avoir compris une seule chose simple, que je ne reverrais jamais mes parents. C'est après avoir discuté longuement avec un officier de police, que je compris vraiment ce qui venait de m'arriver. C'étais un homme d'une cinquantaine d'années, au crâne dégarni, qui je le sentais était un poil distant avec moi, mais je voyais dans ces yeux qu'il devait exercer son métier, rien de plus. En route pour l'hôpital, afin de passer au crible des examens, l'homme m'accompagna, et se posa à côté de moi dans l'ambulance en essayant de me réconforter comme il pouvait. Cet épisode de ma vie fut très médiatisé.
"Madame, Monsieur, bonsoir, dans l'actualité de ce vendredi 2 août 1988, c'est la mort d'un couple lors de la collision de leur véhicule avec un poids lourd sur une route aux abords de Montpellier. Le choc a été terrible. Les méfaits de cette route étaient d'ailleurs au goût du jour d'une réunion qui c'est tenue la semaine dernière en compagnie du préfet du département. Doit-on prendre des mesures l'égard de cette route qualifiée de dangereuse. Le récit de nos envoyés spéciaux sur place, Pierre Delahache, Etienne Delon"
Après avoir vu plusieurs reportages, j'ai commencé à m'intéresser de plus en plus à la presse. C'est alors que je pris la décision de devenir journaliste, un métier qui va finir par me passionner.